Ne dites plus « mauvaise herbe » mais « Adventice »

Une adventice désigne, pour les agriculteurs et les jardiniers, une plante qui pousse dans un endroit où on ne souhaite pas la voir se développer (champs, massifs…) car elle risquerait d’entrer en concurrence avec les plantes cultivées. Ce n’est pas un terme de botanique mais une vision anthropocentrée de la place des végétaux. Ces plantes ne sont pas particulièrement exotiques ou envahissantes, mais très souvent favorisées par les perturbations des écosystèmes et la création d’espaces rudéraux ou urbains.

En agronomie, ce mot désigne une plante herbacée ou ligneuse indésirable à l’endroit où elle se trouve, correspondant dans le langage courant aux expressions « mauvaises herbes » ou « herbes folles ». La malherbologie désigne l’ensemble des sciences et des techniques permettant d’étudier ces « mauvaises herbes » qui croissent spontanément, pour les combattre.

À la différence des européens, les naturalistes chinois ont depuis longtemps observé les caractéristiques des adventices en reliant « utilement leurs connaissances minéralogiques et botaniques, donnant jour à ce que l’on appelle la prospection géo-botanique. Ils avaient remarqué que l’occurrence de certaines plantes en un endroit donné pouvait être indicatrice de la présence souterraine de gisements de zinc, de sélénium, de nickel ou de cuivre. »

La connotation négative associée à « mauvaise herbe » est une forme d’anthropocentrisme propre au naturalisme européen et liée pour l’essentiel au point de vue agricole conventionnel. Cette vision peut devenir préjudiciable mais n’a aucun sens scientifique, des points de vues botanique et écologique, qui ne portent pas de jugement de valeur. L’éradication des compagnes des cultures (plantes messicoles) et des espèces communes est devenue une habitude, tout particulièrement en France, dont les effets sur la biodiversité et la pollution chimique des milieux commencent juste à être mis en lumière. Par exemple, le liseron, une des « mauvaises herbes » les plus détestées, joue pourtant plusieurs rôles importants, quand on sait le gérer, dont celui de maintenir le potentiel agronomique d’un sol en y maintenant les bonnes mycorhizes pendant l’hiver. Mais il est parfois difficile de faire évoluer les agronomes (tenus par des impératifs de rendement), qui préfèrent ignorer ces considérations. En Midi-Pyrénées, le Conservatoire Botanique Pyrénéen (CBP) de Bagnères-de-Bigorre a publié un inventaire de 150 plantes de moissons inféodées aux cultures, dont de nombreuses en voie de disparition. En effet, ces adventices s’interchangeaient naturellement jusqu’à la première moitié du XX siècle dans les sacs de semences. L’obsolescence de cette méthode a perturbé la dynamique et la diversité génétique des semences d’adventices.

Source: https://www.facebook.com/pages/Adventice/448729111923077?rf=472396776216232

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