Vivre libre et sans argent avec MOCICA

MOCICA est un Mouvement pour une Civilisation Consciente et Autonome. Lancé en septembre 2014, il propose le passage à un modèle de société sans argent.

Nous avons rencontré Jean-Philippe Huber, l’un de ses fondateurs.

http://mocica.org/fr/Project

http://mocica.org/fr/Project

En quoi consiste le projet MOCICA ?

Le projet MOCICA est un appel à une action d’ampleur internationale pour mettre fin au système actuel et pour l’émergence d’un nouveau système.

De notre point de vue, l’humanité est actuellement prise au piège dans un système basé sur le profit et essentiellement dirigé par des patrons de multinationales qui considèrent la planète comme un produit de consommation. Comment changer un système contre l’avis de ceux qui le détiennent et décident de tout ?

Devant ce constat, la seule solution qui s’offre à nous est de cesser d’utiliser de l’argent. Mocica nous encourage à comprendre qu’il est possible de loger et nourrir tout le monde et que nous savons absolument tout faire. Ce projet se présente en trois étapes : la première consiste en un rassemblement sur le site Mocica.org, l’adhésion étant bien sûr gratuite. Lorsque le rassemblement sera d’ampleur planétaire, nous pourrons nous synchroniser à ne plus du tout utiliser d’argent, comme le prévoit la deuxième étape. Durant cette étape, qui est l’étape de transition, nous continuerons de faire exactement ce que l’on aurait fait sans utiliser d’argent. Enfin, la troisième étape concerne la prise de décision et propose ce qu’on appelle l’ODG5, soit l’Organisation Démocratique Globale à 5 niveaux d’assemblées.

 

Concrètement, que faire en tant que citoyen ?

Ce qui est important pour le moment, c’est d’avancer, de faire connaître Mocica par tous les moyens possibles car l’étape 1 n’avance que si on adhère au projet. Si vous êtes artiste, si vous avez ne serait-ce qu’Internet, il suffit de le communiquer. Il est aussi utile d’avoir pris connaissance de l’argumentaire que nous proposons sur le site car un tel projet peut paraître utopique, alors que nous pensons que ce qui est utopique, c’est d’imaginer qu’il puisse exister une autre solution. Il faut vraiment réussir à se convaincre que l’humanité n’est pas mauvaise par nature mais que notre système actuel nous maintient dans un esprit de compétition. Nous avons simplement besoin de retrouver un contexte d’entente et d’égalité. La première chose à faire, c’est donc de communiquer sur ce projet avec la conviction que ce n’est pas utopique, mais simplement une issue unique et absolument merveilleuse.

 

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Aujourd’hui, de quoi avez-vous besoin pour étendre ce projet ? 

Pour le moment, le projet Mocica n’est pas une action qui demande des moyens, seulement de la communication. Nous avons avant tout besoin de faire connaître les trois étapes et de multiplier les adhésions. Le soutien d’artistes et de journalistes serait précieux pour diffuser efficacement cette action. Nous aimerions également atteindre des leaders d’associations qui puissent informer et mettre en confiance leurs adhérents tout en continuant leurs activités. En effet, le projet Mocica est susceptible d’intéresser toutes les associations, qu’elles soient sociales ou écologiques, la plupart ayant des difficultés liées à l’argent et donc au système. Sur un plan plus technique, nous recherchons des traducteurs qui faciliteraient la diffusion du projet au-delà des frontières !

 

Comment imaginez-vous le monde parfait ?

Un monde parfait est un monde dans lequel l’argent n’existe pas. L’argent est souvent considéré comme un simple moyen d’échange alors qu’il est avant tout une cause d’inégalité et un moyen de domination. Un monde beau est un monde uni, libre, sans séparation et dans lequel chacun a besoin d’être utile aux autres. L’idéal serait de construire une organisation sans dirigeant car chacun doit pouvoir prendre part aux décisions qui le concernent et Mocica répond à ce besoin avec l’ODG5. Il s’agit de mettre en place des assemblées de quartier réunissant l’ensemble des habitants. Un système de porte-parole permettrait de prendre des décisions à plus grande échelle.

 

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Qu’est-ce qui vous a mené vers Horyou ?

Je suivais Alexandre Lecouillard sur Facebook et j’ai découvert Horyou sur l’un de ses posts. C’était tout simplement parfait, exactement ce dont on avait besoin. Nous ne remercierons jamais assez l’équipe Horyou pour la visibilité qu’elle nous a offerte, notamment lors du village Horyou à Cannes cette année.

Ce réseau social a l’ambition de valoriser les associations et les aider à se faire connaître car la plupart des associations sont créées par des bénévoles qui n’ont pas forcément beaucoup de moyens, d’espace médiatique ou de supports de communication visuelle. Horyou est un concept absolument fabuleux, tombé du ciel pour une association comme la nôtre.

 

Quel bilan tirez-vous de votre présence au SIGEF ?

L’ambiance au SIGEF était tellement positive ! Cela nous a permis de faire de belles rencontres et de constater qu’il y a des associations aux quatre coins du monde, soucieux d’être là pour les plus démunis.

Voir que ces magnifiques associations sont toutes limitées par l’attente de financements nous motive davantage dans notre action, qui paradoxalement, était la seule qui n’attend aucun financement pour se concrétiser.

Aussi, d’autres associations liées au milieu médiatique ont pour objectif de communiquer le positif, l’espoir, les initiatives, et nous trouvons cela très important. Il ne suffit plus aujourd’hui de dénoncer ce qui ne va pas. Il est indispensable aujourd’hui d’orienter notre regard et nos actions pour le monde que nous voulons voir demain. Nourrir celui-là, jusqu’à ce que l’ancien fasse place au nouveau.

 

Un dernier mot ?

Nous sommes dans une période difficile où tout est fait pour rabaisser l’humain dans la négativité, le désespoir et la fatigue. Les inégalités sont tellement extrêmes qu’on ne pourra jamais les récupérer. Cependant, le système est en train de s’écrouler et il n’est pas forcément question d’apocalypse, au contraire, s’il y a mort du système, tout tombe, sauf la vie. La possibilité d’un monde de paix est à portée de main ! Je pense que nous approchons de la fin du tunnel. Puisque nous pouvons loger et nourrir tout le monde, un monde de paix n’est pas une utopie, c’est un potentiel.

 

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Amandine Soulié
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