Ce qu’il faut savoir sur l’écoute active

L’être humain est un être social. Il parle, communique et partage ses sentiments avec son entourage pour développer sa relation. La communication est son outil essentiel pour la transmission d’idées, pourtant, un message peut être mal compris si on ne sait pas l’écouter.

Il peut engendrer un chaos dans nos relations en générant incompréhension et malentendu. Pour bien communiquer, l’écoute active reste primordiale, car sans elle, il est fort probable que la société soit complètement déstructurée.

Qu’est-ce que l’écoute active ?

Le psychologue Carl Rogers définit l’écoute active comme la compréhension d’un message véhiculé par son interlocuteur en le questionnant ou en reformulant ces propos. Cette technique de communication est favorable pour aider l’interlocuteur à s’exprimer librement grâce à un climat de respect et de confiance établie avec lui.

Toujours selon Rogers, le récepteur d’un message transmis peut mal comprendre son interlocuteur s’il commence à interpréter différemment ou juger son discours. Pour éviter cela, l’écoute active insiste sur le fait que l’auditeur devrait porter son attention d’un côté émotionnel plutôt que d’un côté intellectuel et qu’il devrait adopter une attitude d’authenticité et de compréhension.

Pour maîtriser l’écoute active, ce psychologue américain énonce donc dans sa description 5 impératifs :

  1. L’accueil : il consiste à donner de l’importance à autrui, c’est-à-dire lui démontrer un intérêt authentique pour installer la confiance.
  2. Être centré sur ce que l’autre vit et non sur ce qu’il dit : les mots utilisés pour transmettre un message ne sont pas souvent suffisants pour la compréhension. Il est important de regarder au-delà des apparences et d’appréhender ou de vivre l’émotion de l’autre.
  3. S’intéresser à l’autre plus qu’au problème lui-même : la perception d’un problème peut être différente selon des points de vues divergents. Savoir écouter, dans ce cas, c’est comprendre le problème selon le point de vue de l’autre.
  4. Montrer à l’autre qu’on le respecte : respecter l’autre dans sa manière d’être ou sa perception du monde extérieur.
  5. Être un véritable miroir : c’est extérioriser les sentiments de l’autre grâce aux mots qu’il emploie, ressentir ce qu’il y a d’enfoui dans ces paroles.

Par ailleurs, pour compléter le concept de l’écoute active, Rogers ajoute 2 attitudes fondamentales, à savoir la non-directivité et l’empathie.

En termes plus simples, c’est être centré sur l’autre, ressentir avec lui afin de lui donner les meilleurs outils qui l’aideront à résoudre sa problématique.

C’est aussi comprendre l’autre à partir de son monde intérieur et l’accepter inconditionnellement pour qu’il ait le temps de s’exprimer à bon escient.

À quoi sert-elle ?

La pratique de l’écoute active possède plusieurs utilités grâce à la mise en valeur de l’émotion, de la pensée et des sentiments. Son but est de développer la confiance en soi afin de pouvoir garantir les décisions à prendre.

Elle permet de trouver plus facilement des solutions et améliorer les relations sociales. Dans le domaine de l’entreprise, l’écoute active permet également de gérer les conflits en anticipant les besoins et les crises.

D’une manière générale, c’est un facteur pour gérer un groupe de personnes et cela permet d’améliorer ses qualités en leadership.

Comment se pratique-t-elle ?

Avec une bonne compréhension de l’attitude humaine, l’écoute active est à la portée de tout le monde. On peut facilement adopter quelques gestes et suivre plusieurs conseils pour pouvoir la pratiquer.

Garder un esprit ouvert

Une communication entre deux personnes ne se limite pas qu’à un simple échange de mots. En effet, les mots ne représentent qu’une infime partie de la communication. Regarder au-delà des mots, car l’autre partie de la communication peut être exprimée par des gestes ou le langage corporel, parfois même un silence peut cacher beaucoup de significations. Savoir écouter ne signifie pas utiliser son oreille pour enregistrer les mots de son interlocuteur. C’est avant tout comprendre le ressenti de son interlocuteur par tous les moyens qu’il met à votre disposition.

Être empathique

C’est tout simplement se mettre à la place de l’autre, essayer de comprendre son point de vue sans forcément donner un avis, une réponse ou avoir un préjugé sur le sujet de discussion. Pour attirer la confiance de l’autre, imitez sa manière d’être et de parler. Cette familiarisation aidera l’interlocuteur à être plus à l’aise et établira un climat de confiance.

Éviter toute forme de jugement

De manière innée, nous avons l’habitude de forger nos opinions vis-à-vis d’un fait, d’une situation ou d’une discussion. Nous nous basons sur l’ensemble de nos expériences vécues pour partager les acquis que nous croyons juste. Pourtant, notre avis pourrait constituer un blocage à l’autre si on se précipite à le partager. Donnez le temps à l’interlocuteur de bien formuler ses propos pour qu’il se sente bien écouté et compris.

Reformuler les propos de l’interlocuteur

Pour voir si on est bien sur la même longueur d’onde que l’interlocuteur, le message partagé devra être reformulé, c’est-à-dire qu’il faut utiliser nos propres mots pour exprimer la situation. La reformulation va démontrer qu’on a bien fait attention à ce qui a été dit et qu’on fait preuve d’une grande disponibilité d’écoute envers l’autre.

Inciter l’interlocuteur à approfondir ses propos

En cas de doute sur les idées de l’interlocuteur, on peut toujours l’inviter à développer ses propos en le questionnant. La clarification obtenue nous aide à mieux comprendre ses pensées et donne aussi à l’interlocuteur le sentiment d’avoir été écouté activement.